Nouvelles et événements du Département de Physique et de Sciences spatiales

Physique et sciences spatiales visitent le Centre d'espace Johnson

2018-05-24

Capt. Dan Desjardins, Dr Kristine Spekkens et Dr Gregg Wade (à gauche) et élofs (droite) devant une capsule Soyouz

Là où s’entraîne les astronautes canadiens

Des élèves-officiers en physique et en sciences spatiales du Collège militaire royal visitent le Johnson Space Center.

Par le Capitaine Daniel Desjardins
11 mai 2018

Le matin du 8 mai, un groupe de vingt-deux élèves-officiers du CMR et cinq membres du personnel sont montés à bord d'un Hercule CC130, gracieuseté du 424e Escadron de transport et de sauvetage, pour se rendre à Houston (Texas) pour une visite mémorable du Johnson Space Center (JSC) de la NASA. Il s'agissait d'une initiative du Département de physique et sciences spatiales visant à éduquer leurs élèves sur les vols habités et les opérations spatiales, ce qui a permis de faire le lien entre les concepts appris en classe et les environnements opérationnels réels.

Le ciel était dégagé pour le départ de Trenton. "Le temps ne pouvait pas être meilleur ", a déclaré le Capt Dagneault, le commandant de l'aéronef CC130H chargé de transporter l'équipage du CMR à Houston. Le vol s'est déroulé en douceur et sans effort, ne prenant qu'un peu plus de quatre heures pour atteindre la destination. Pendant le vol, les élèves-officiers et le personnel du CMR ont été invités à écouter les communications radio de l’avions, à visiter le poste de pilotage et à observer le travail de l'équipage professionnel.

Après l'enregistrement et le dépôt des bagages, les étudiants et le personnel, rejoints par l'équipage du CC130H, se sont regroupés au restaurant T-Bone Tom's près de la promenade Kemah pour un souper exquis de style Texas barbecue smokehouse accompagné de musique jouée par un chansonnier local de Houston. Le Lcol Josh Kutrick, choisi comme astronaute canadien en 2017, s'est joint au groupe pour le repas. "Quelle merveilleuse occasion pour le groupe, avoir la chance de souper et de discuter avec Josh ", a déclaré Gregg Wade, chef du département de physique et des sciences spatiales.

Le Major Don Bedard et le Capt Dan Desjardins devant le bassin d'entrainement de la NBL

Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner et un check-out complet, le groupe est monté à bord de l'autobus pour la visite tant attendue de JSC. Tout d'abord, il y a eu une visite du Neutral Buoyancy Lab. Essayez d'imaginer une gigantesque piscine mesurant 102' x 202' en superficie et 40' en profondeur, contenant plus de six millions de gallons d'eau et remplie de modules de la station spatiale et de maquettes de capsules. "Les astronautes s'entraînent sous l'eau pendant six heures, parfois plus, simulant des activités extravéhiculaires ", a déclaré Tim Braithwaite, gestionnaire du Bureau de liaison de l'Agence spatiale canadienne, qui s'était joint au groupe pour la visite.

Le groupe a été accueilli par téléconférence par l'astronaute canadien Jeremy Hansen, lui-même diplômé du CMR. Après avoir vu les astronautes s'habiller et être hissés dans la piscine pour une activité extravéhiculaire (" sortie extravéhiculaire "), le groupe a visité le Centre de contrôle de mission de la Station spatiale internationale. C'était surréaliste, comme une scène de cinéma. Des écrans et des boutons étaient partout, et les contrôleurs de vol coordonnaient gracieusement toutes les instructions transmises à la Station spatiale internationale. Il s'agissait d'une élégante démonstration de commandement et de contrôle, l'étalon-or du professionnalisme qui fait la réputation de la NASA.

Visite guidée du Bâtiment 9, Installation de maquettes de véhicules spatiaux

La visite suivante était une visite au niveau de l'étage du bâtiment 9, où se trouve le Space Vehicle Mockup Facility. Les visites au sol y sont rares : c'était une expérience ultra-VIP. De près, le groupe du CMR a pu voir les modules grandeur nature de la Station spatiale, les prototypes de robots d'exploration, les véhicules spatiaux Orion et Soyouz, et même R5, la prochaine génération de robots humanoïdes de la NASA. Depuis 1980, tous les astronautes de la NASA ont parcouru les étages du bâtiment 9; une visite plus que inspirante.

La visite s'est terminée par un dîner au Starport Café dans le complexe JSC - et non, il n'y avait pas de crème glacée lyophilisée au menu. Jenni Sidey, la deuxième astronaute canadienne sélectionnée par l'Agence spatiale canadienne en 2017, s'est jointe à nous. Malgré un horaire chargé de formation et de tests, elle s'est montrée très intéressée à rencontrer et à discuter avec notre groupe enthousiaste d'élèves-officiers du CMR. Nous avons également été rejoints par Mme Kathleen Garrett, la personne clé à qui nous devons le succès de la planification de cette tournée. Merci beaucoup Cathy.

En terminant, des visites académiques comme celles-ci sont d'une valeur inestimable. Dans le premier ordre, les futurs officiers sont exposés à des environnements de formation d'élite et à des humains exemplaires visant constamment l'excellence dans tout ce qu'ils font. Chez JSC, l'inspiration d'aller plus loin, d'être meilleur et de travailler plus fort était presque palpable ; c'est un message qui résonne bien avec la philosophie des quatre piliers du Collège. Dans le deuxième ordre, les élèves-officiers ont été exposés aux opérations de la Force aérienne du Canada à bord du CC130H. L'équipage professionnel a invité les élèves et le personnel à visiter le poste de pilotage lors de l’escale vers Houston, répondant aux questions et s’intéressant aux carrières futures des élèves. Le personnel civil du CMR a également participé aux événements et a pu voir de première main les environnements opérationnels dans lesquels leurs élèves finiraient par servir. En somme, le voyage était beaucoup plus qu'une visite au JSC, il a réuni des élèves-officiers du CMR, des professeurs civils et militaires et un équipage opérationnel de l’ARC. Peu d'occasions de formation sont aussi enrichissantes et formatrices, et on espère que le CMR continuera d'appuyer des visites universitaires comme celles-ci.

Le groupe physique et sciences spatiales pose devant l'entrée du Centre de contrôle de mission.

$10 millions en fonds de recherche partagés par une professeure au CMR

2017-10-26

Prof. Kristine Spekkens fait partie d’une équipe de recherche qui a été décerné une bourse de $10 millions suite au Concours 2017 du Fonds d’innovation de la FCI.

CSIRO telescope
Le télescope Australian Square Kilometre Array Pathfinder (ASKAP), qui abordera des observations scientifiques complètes en 2018. Crédit: Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO)

Le projet, dirigé par Prof. Bryan Gaensler, directeur de l’Institut Dunlap, développera l’infrastructure, la capacité informatique, et l’expertise requise pour traiter le flux énorme d’informations produites par les télescopes radio de pointe. Le programme vise à convertir des données brutes en images et catalogues que les astronomes puissent exploiter afin d’investiguer le magnétisme cosmique, l’évolution des galaxies, les explosions cosmiques, et d’autre phénomènes astronomiques. It aidera aussi à développer la capacité Canadienne requise pour participer au Square Kilometre Array (anglais seulement), qui sera le plus grand et puissant télescope radio jamais construit. Pour Spekkens, la bourse consiste de $0.5 millions de la FCI, de la province et d’autre partenaires pour modéliser le gaz des galaxies comme la Voie Lactée qui seront cartographiées par le télescope Australian Square Kilometre Array Pathfinder (ASKAP) (anglais seulement) de la CSIRO (anglais seulement) .

Par le Concours du Fonds d’innovation de la FCI entend appuyer des activités prometteuses et novatrices en recherche ou développement technologique dans des domaines où le Canada est concurrentiel sur la scène internationale ou a le potentiel de le devenir. 

Les prix ont été annoncés aujourd’hui par l’honorable Kirsty Duncan, Ministre de la science, lors d’une cérémonie à l’Université du Manitoba. Ils font partie d’un investissement de plus de $554 millions dans 117 nouveaux projets d’infrastructure au sein de 61 universités, collèges et hôpitaux de recherche à travers le Canada.

 
La cinématique du gaz atomique dans une galaxie spirale proche, M33. Les couleurs représentent les décalages Doppler vers le rouge et le bleu par rapport au centre de masse. Crédit: National Radio Astronomy Observatory (NRAO)>

Pour plus de renseignements, veuillez contacter:

Prof. Kristine Spekkens
Départements de physique et sciences spatiales
Collège militaire royal du Canada
Téléphone : 617-770-2065
Courriel : kristine.spekkens@rmc-cmr.ca

Prof. Bryan Gaensler PhD, directeur
Institut Dunlap Institute d’Astronomie et d’Astrophysique
Université de Toronto
Téléphone : 416-978-6223
Courriel : bgaensler@dunlap.utoronto.ca

Chris Sasaki
Directeur des communications
Institut Dunlap d’Astronomie et d’Astrophysique
Université de Toronto
Téléphone : 416-978-6613
Courriel : csasaki@dunlap.utoronto.ca
Web : Institut Dunlap d'astronomie et d'astrophysique

Malorie Bertrand
Spécialiste des relations avec les médias et des médias sociaux
Fondation canadienne pour l'innovation
Téléphone : 613-943-2580
Courriel : malorie.bertrand@innovation.ca
Web : Fondation canadienne pour l'innovation

Les nanosats de la mission spatiale BRITE révèlent les origines de structures fondamentales dans le vent de l’étoile supergéante Zeta Puppis

2017-10-25

Une équipe internationale d’astronomes menée par des chercheurs Canadiens découvre, pour la première fois, comment des structures à la surface de l’étoile massive supergéante Zeta Puppis induisent la formation de structures fondamentales dans son vent.

L’équipe de recherche a utilisé le réseau de nanosatellites de la mission spatiale BRITE (BRIght Target Explorer) - dont le directeur du Département de physique et de sciences spatiales Gregg Wade est le chercheur principal de l’équipe Canadien - pour observer dans le domaine visible les variations d’intensité lumineuse provenant de la surface de Zeta Puppis pendant environ six mois, tout en épiant simultanément le comportement de son vent stellaire à l’aide de plusieurs observatoires professionnels et amateurs au sol.

Pour plus d’informations, visitez: Centre de Recherche en Astrophysique du Québec.

Vue d’artiste de la supergéante Zeta Puppis.
La période de rotation de l’étoile déduite des nouvelles observations BRITE est de 1,78 jours, et l’axe de rotation de l’étoile est incliné de (24 ± 9)° par rapport à la ligne de visée.
La tache claire qu’on voit passer devant sur cette image est l’une des deux taches équatoriales à l’origine des structures spiralées.
Crédit: Tahina Ramiaramanantsoa

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